La Revue blanche, une génération dans l'engagement

Les fondateurs, en 1891, de la Revue blanche sont les frères Natanson, Alexandre, Thadée et Fred. Ils sont les fils d'un banquier juif polonais, naturalisé français en 1876, ils ont fait leurs humanités au lycée Condorcet, où ils ont rencontré nombre de leurs futurs collaborateurs et amis.
Fondée pour communier dans le culte de Mallarmé, Ibsen, Wagner et Gauguin la Revue blanche va réunir tous les écrivains et peintres qui comptent (ou plutôt qui compteront) à son époque. La liste est impressionnante : Édouard Vuillard, Henri de Toulouse-Lautrec, Félix Vallotton, Pierre Bonnard, Lugné-Poe, Tristan Bernard, Félix Fénéon, Léon Blum, Gustave Kahn, Lucien Herr, Julien Benda, Jules Renard, Charles Péguy, Octave Mirbeau, Marcel Proust, André Gide, Paul Claudel, Alfred Jarry, Guillaume Apollinaire. Elle introduit en France, Strindberg, Tchékhov, Hamsun, Gorki, Marinetti et édite la traduction de Quo vadis ?(tropisme polonais), énorme succès de librairie qui va alimenter la trésorerie de la revue.
Rapidement, la revue prend position sur les sujets politiques qui agitent la France. Fénéon, qui en sera le secrétaire de rédaction est arrêté et jugé pour complicité au procès des Trente après la vague d'attentats anarchistes. Il est acquitté. C'est dès le début de l'affaire Dreyfus que viennent à elle les artistes et intellectuels (le terme naît à ce moment-là) dreyfusards. Tout le comité de la Ligue des droits de l'homme collabore à la revue.
Des figures émergent de ce tableau de groupe. D'abord Fénéon. Fonctionnaire au ministère de la Guerre, il excelle dans l'art du rapport administratif. De surchargée, sa prose littéraire vient à plus de simplicité en 1894

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